
S’il fallait décrire la Hexa K500 en un mot, ce serait « sans compromis ». Ces dernières années, de nombreuses nouvelles marques se sont lancées avec l’objectif de proposer des montres de plongée spécialisées à des prix raisonnables. À mesure que les modèles se multiplient, elles doivent trouver des moyens de se distinguer. Certaines puisent abondamment dans les codes du passé, tandis que d’autres tentent des créations radicalement nouvelles, parfois extravagantes et forcément clivantes.
Hexa semble avoir choisi une autre voie : celle du pragmatisme. On pourrait presque imaginer une équipe réunie autour d’une table après une journée de plongée, dressant la liste des caractéristiques indispensables à sa montre idéale et éliminant tout ce qui ne répond pas à un besoin concret. Impossible de savoir si la K500 est réellement née ainsi, mais cela ne serait guère surprenant. Quand on parle ici de montre de plongée, il ne s’agit pas seulement d’une montre qui en reprend l’esthétique : la K500 semble véritablement avoir été pensée pour une utilisation sous l’eau. Cette distinction est importante, notamment parce qu’une véritable montre de plongée répond à des exigences fonctionnelles particulières, formalisées par la norme ISO 6425. Sur le plan de la conception pratique, la Hexa K500 se montre particulièrement convaincante.

Le cadran et les aiguilles de la K500 rappellent sensiblement ceux de la Sinn U1, sans que cela constitue un défaut. Les différences sont suffisamment nombreuses pour ne pas considérer la K500 comme une copie. Les deux montres de plongée ayant été conçues avec la visibilité et la facilité d’utilisation comme priorités, certains points communs sont compréhensibles, même si l’influence de la Sinn allemande mérite d’être signalée.
La K500 existe en cinq combinaisons de lunette et de finition de boîtier, toutes avec le même cadran et les mêmes aiguilles. Le cadran noir mat est épuré et offre une excellente lisibilité. Les intervalles de cinq minutes sont signalés par des blocs luminescents, plus imposants à 3, 6 et 9 heures, tandis qu’un chiffre arabe marque 12 heures. Le nom et le logo Hexa prennent place juste sous ce dernier. Au-dessus de 6 heures figurent, sur deux lignes distinctes, la discrète inscription grise « AUTOMATIC » et la mention rouge « 500M ». Un petit guichet de date apparaît près de 4 heures. Avec ses fins chiffres blancs sur fond noir, il est si discret qu’il peut facilement passer inaperçu au premier coup d’œil. C’est une excellente façon d’intégrer la date à une montre de plongée : entre une montre avec ou sans date, je préfère presque toujours disposer de cette indication, même si elle ne m’est pas constamment utile.
Hexa indique que le traitement luminescent provient de l’entreprise américaine Lüm-Tec, et ses performances méritent d’être soulignées. En passant d’un environnement lumineux à un lieu légèrement plus sombre, la montre se met immédiatement à briller de façon très visible. Même après plus de trois heures passées à un concert de rock progressif où l’usage des téléphones portables est découragé, il reste facile de lire l’heure pendant le dernier rappel. Cela peut faire sourire, mais le test est révélateur.

Les aiguilles de la K500 ressemblent essentiellement à des blocs gris clair. Sur ce type de montre, les aiguilles des heures et des minutes sont souvent noires ou adoptent au contraire une couleur vive et très contrastée. Des aiguilles noires peuvent donner l’impression que les généreuses zones luminescentes flottent sur le cadran tout aussi noir, tandis que des aiguilles très colorées risquent de détourner l’attention de leur extrémité, celle qui indique précisément l’heure. Hexa a choisi une teinte neutre qui permet de distinguer toute l’aiguille sans qu’elle se fonde dans le cadran. La fine trotteuse rouge apporte juste assez de contraste pour être repérée rapidement et reçoit un généreux bloc luminescent près de son extrémité.
Hexa a doté la K500 d’une lunette unidirectionnelle à 60 crans, avec une bordure agressive évoquant les dents d’un engrenage. Comme la lunette est parfaitement plane sur le dessus de la montre, on pourrait craindre qu’elle accroche des objets ou des vêtements et tourne accidentellement, mais cela ne s’est jamais produit lors de l’essai. Un léger chanfrein sur le bord extérieur aurait peut-être donné une apparence plus raffinée à la K500, mais aurait également pu atténuer son allure d’instrument. Le choix de 60 crans est cohérent avec cette approche fonctionnelle : en plongée, la lunette sert à suivre le temps écoulé, une fonction pratique également décrite par PADI. Un réglage à la minute paraît ici parfaitement adapté, et les lunettes à 120 crans n’apportent pas nécessairement un avantage pertinent dans cet usage.
Un élément courant sur les montres de plongée populaires aurait néanmoins été appréciable : une différenciation plus nette des quinze premières minutes sur les graduations de la lunette. Le zéro est marqué par un triangle bien visible doté d’une généreuse quantité de matière luminescente. Les intervalles de cinq minutes sont indiqués par des chiffres arabes utilisant une typographie inspirée de celle de la signalisation autoroutière, conçue pour rester très lisible rapidement. La lunette paraît assez chargée visuellement, mais rien ne semble véritablement superflu. Sa rotation est également très satisfaisante, avec un excellent compromis entre facilité de manipulation et résistance aux rotations accidentelles.